L'Italien Mauro Facci (Quick Step), le Polonais Bartosz Huzarski (ISD), le Russe Vladimir Isaichev (Xacobeo-Galicia) et le Russe Sergey Klimov (Katusha) placent leur attaque sitôt le drapeau baissé. Les quatre hommes font fi des mauvaises conditions climatiques et de la distance angoissante de l'étape. Et le peloton laisse filer l'échappée sans apporter la moindre résistance.
Trois équipes de sprinteurs engagent la poursuite : la Garmin-Slipstream de Tyler Farrar, le Team Columbia-High Road de Mark Cavendish et le Team Milram de Robert Förster. Aussitôt, l'avance des quatre échappés s'amenuise. A l'abord du Passo Maloja, il devient évident que Mauro Facci, Bartosz Huzarski, Vladimir Isaichev et Russe Sergey Klimov seront revus. Et c'est ce qui se produit à l'approche du sommet de cette difficulté, un long faux-plat roulant plus qu'un col de haute montagne. En revanche, son versant descendant est beaucoup plus périlleux. La dernière difficulté franchie, on plonge littéralement sur l'Italie via une route rapide mais détrempée. L'exercice est périlleux et un coureur qui démarre avant le sommet peut contenir un peloton frileux.
L'Italien Alessandro Bertolini (Serramenti PVC Diquigiovanni-Androni Giocattoli) démarre juste avant de basculer dans la descente. Sur une route humide, il n'hésite pas à prendre des risques pour se doter rapidement d'une avance intéressante. Mais d'autres ont compris la man½uvre et quatre coureurs se lancent à sa poursuite. Alessandro Bertolini est pris en chasse par le Norvégien Edvald Boasson-Hagen (Team Columbia-High Road), le Russe Pavel Brutt (Team Katusha), le Sud-Africain Robert Hunter (Barloworld) et l'Italien Davide Vigano (Fuji-Servetto). Le quatuor passe bien les relais et se joint à l'homme de tête à 15 km de l'arrivée. Le peloton évolue alors à une 1'00 mais ne manifeste pas son envie de rentrer sur les cinq coureurs.
C'est donc en petit comité, entre les cinq attaquants de la dernière heure, que va se jouer la victoire d'étape à Chiavenna. Et parmi eux, le Norvégien Edvald Boasson-Hagen sprinte sur la chaussée humide pour s'imposer sous la pluie devant Robert Hunter et Pavel Brutt. Le peloton franchit la ligne d'arrivée avec un retard de 40 sec. Une journée relativement paisible pour Danilo Di Luca, qui conserve son Maillot Rose de leader au général.
L'étape s'est courue en 5 h 56' 53 à la vitesse moyenne de 40.68 km/h.
Classement stage 7 des Bbox Bouygues Telecom
18 - Saïd HADDOU + 0'40
53 - Evgeny SOKOLOV mt
134 - Mathieu SPRICK + 0'58
140 - Yohann GENE mt
145 - Steve CHAINEL mt
147 - Johann TSCHOPP mt
166 - Guillaume LE FLOCH + 5'50
171 - Thomas VOECKLER mt
191 - Julien BELGY + 7'11
Classement Général # 7
1 - Danilo Di Luca (Ita) LPR Brakes - Farnese Vini 28 h 08' 48
2 - Thomas Lövkvist (Swe) Team Columbia - Highroad à + 0'05
3 - Michael Rogers (Aus) Team Columbia - Highroad à + 0'36
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70 - Johann TSCHOPP (Swi) BBox Bouygues Telecom à + 20"46
78 - Thomas VOECKLER (Fra) BBox Bouygues Telecom à + 23"21
129 - Matthieu SPRICK (Fra) BBox Bouygues Telecom à + 46"36
157 - Yohann GENE (Fra) BBox Bouygues Telecom à + 56'49
165 - Steve CHAINEL (Fra) BBox Bouygues Telecom à + 58"14
168 - Guillaume LE FLOCH (Fra) BBox Bouygues Telecom à + 59'09
175 - Julien BELGY (Fra) BBox Bouygues Telecom à + 1 h 01' 01
186 - Saïd HADDOU (Fra) BBox Bouygues Telecom à + 1 h 05' 20
188 - Evgeny SOKOLOV (Rus) BBox Bouygues Telecom à + 1 h 05 '59
Brouillard, pluie, chaussée détrempée, températures glaciales ! Des conditions dantesques, un temps à ne pas mettre un peloton dehors. Quarante kilomètres d'une route rendue dangereuse ont clôturé une journée des plus délicates. Les Bbox Bouygues Telecom ont joué la carte Saïd Haddou pour un final qui aurait pu lui sourire. Mais le sprinter des Turquoises s'est fait piéger à 3 km du terme par un écart de Damiano Cunego.
Pris dans une cassure, Saïd a dû effectuer un gros effort pour se replacer dans l'avant-garde du peloton. Le dernier vainqueur du Tro Bro Leon termine malgré tout à la 18è place. "Le gros point positif de le journée, c'est le travail de toute l'équipe pour Saïd. Au final, il ne lui a pas manqué grand chose", a réagi Jean-François Rodriguez à l'arrivée. Avant de poursuivre : "Pour prendre le bon wagon, il fallait bien se placer dans la descente. Après, tout s'est fait à la pédale. Le terrain était très glissant donc dangereux."
Ce samedi, la route s'élèvera de nouveau. Pas de quoi freiner les ambitions de la formation vendéenne. Bien au contraire. "Nous avons trois cartes à jouer pour demain : Johann Tschopp, Matthieu Sprick et Thomas Voeckler. Ce sont les jambes qui décideront. Il faudra se glisser dans les échappées. Si Johann arrive à se glisser dans le bon coup, ce serait parfait pour nous. Il monte bien et aura un gros coup à jouer", pronostique le directeur sportif des Bbox Bouygues Telecom. Trois atouts comme autant d'opportunités à saisir ce samedi !


